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	<title>Le Caucus</title>
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	<description>L'impro dans les grandes lignes...</description>
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		<title>Le Caucus</title>
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		<item>
		<title>La connexion: plus fort que le &#8220;OUI&#8221;, plus rapide que l&#8217;écoute (épisode 1)</title>
		<link>http://lecaucus.wordpress.com/2009/10/19/wanted-impro-en-quete-de-verite-episode-1/</link>
		<comments>http://lecaucus.wordpress.com/2009/10/19/wanted-impro-en-quete-de-verite-episode-1/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 19 Oct 2009 08:58:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cid</dc:creator>
				<category><![CDATA[théorie]]></category>
		<category><![CDATA[accepter]]></category>
		<category><![CDATA[écoute]]></category>
		<category><![CDATA[connexion]]></category>
		<category><![CDATA[Meisner]]></category>

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		<description><![CDATA[
[eng]
If you want to promote Improvisation theater as an art form, seek for spontaneity and truthfullness, for that, try connections. Connect with your environment and your fellow partner, go back to your instinct and obey to the impulse of your body.
[fra]
Lorsqu’on débute l’improvisation, on nous enseigne deux choses fondamentales pour improviser : « Ecouter » [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=lecaucus.wordpress.com&blog=3315281&post=677&subd=lecaucus&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p><img src="http://lecaucus.files.wordpress.com/2009/10/foudre.jpg?w=300&#038;h=225" alt="foudre" title="foudre" width="300" height="225" class="alignright size-medium wp-image-680" /><br />
<strong>[eng]</strong><br />
If you want to promote Improvisation theater as an art form, seek for spontaneity and truthfullness, for that, try connections. Connect with your environment and your fellow partner, go back to your instinct and obey to the impulse of your body.</p>
<p><strong>[fra]</strong><br />
Lorsqu’on débute l’improvisation, on nous enseigne deux choses fondamentales pour improviser : « Ecouter » et dire « Oui et…! ». Ne rejetons pas ces tuteurs qui nous ont permis de grandir ! Ils sont non seulement un premier pas essentiel pour apprendre l’improvisation, mais aussi un premier pas difficile à faire, car dire oui à une proposition qui n’est pas la nôtre, c’est dire oui à l’inconnu, ce qui implique une histoire de peur à surmonter.<br />
On apprend donc à jouer du mécanisme :<br />
J’écoute- J’accepte- Je propose,  J’écoute- J’accepte- Je propose,  J’écoute- J’accepte- Je propose.<br />
Et puis, à force de pratiquer, on sent qu’on peut réduire ces trois étapes en une : <strong>Connecter !</strong><br />
La démarche est très instinctive : elle consiste à se dire : <strong>« Ce qui me fait réagir c’est l’autre (celui avec qui  je joue) et mon environnement »</strong> (4) L’avantage majeur de cette connexion est qu’elle induit des actions authentiques et spontanées.</p>
<p><strong>Sanford Meisner, pour un jeu d’acteur en quête de vérité :</strong><br />
<img src="http://lecaucus.files.wordpress.com/2009/10/image-meisner.jpg?w=175&#038;h=142" alt="image-meisner" title="image-meisner" width="175" height="142" class="alignleft size-full wp-image-678" />Un des grands précurseurs de cette technique est Sanford Meisner (1905 – 1997). S Meisner était  à l’origine un  élève de Lee Strasberg (fondateur de l’Actor’s Studio). Gêné par l’aspect affectif de sa méthode (utiliser sa mémoire affective pour jouer les émotions), S Meisner a développé sa propre méthode d’enseignement du jeu d’acteur, en poussant ses étudiants à se fier à leur instinct et à leurs impulsions pour jouer.<br />
Une particularité de son enseignement était « The repetition game ». Cet exercice consistait à engager un jeu de répétition de phrases avec son partenaire, où les seuls changements autorisés dans le dialogue étaient ceux dictés par l’instinct, les impulsions.</p>
<p>Extrait de « S Meiner on acting »(2)<br />
Deux étudiant Anna et Vince sont dos à dos, à un moment donné, l’épaule de Anna cogne le dos de Vince.<br />
« You poked me in the back » / <em>« Tu m&#8217;as cogné dans le dos »</em><br />
« I poked you in the back »<br />
« You pocked me in the back »<br />
« Yes, I poked you in the back »<br />
“Yes, you poked me in the back”<br />
“Yes”, rires … “I poked you in the back”<br />
“What’s funny?” &#8212;- Ndt: Ici le changement est autorisé, car l’acteur subit une impulsion, qui est de ressentir de l’agacement face à sa partenaire amusée &#8212;-<br />
« What’s funny ? » /<em> &#8220;Qu&#8217;est-ce qui te fait rire?&#8221;</em><br />
« What’s funny ? »<br />
Etc….<br />
Il poussait ses étudiants à entrer en connexion avec leurs partenaires, pour réagir selon un mode d’action-réaction (« the pinch and the ouch » / <em>&#8220;Le pincement et le aïe&#8221;</em>), loin de tout processus intellectuel.<br />
 <strong>« Don’t do anything unless something happens to make you do it »</strong> / <em>&#8220;Ne faites rien à moins que quelquechose n&#8217;arrive et ne vous y pousse!&#8221;</em><br />
<strong>“What you do doesn’t depend on you; it depends on the other fellow!”</strong> /<em> &#8220;Ce que vous faites ne dépend pas de vous, mais de vos partenaires de jeu!&#8221;</em></p>
<p>Il qualifiait l&#8217;esprit de son enseignement en ces termes:<br />
<strong>“My approach is based on bringing the actor back to his emotional impulses and to acting that is firmly rooted in the instinctive. It is based on the fact that all good acting comes from the heart, as it were, and that there’s no mentality in it.”</strong> / <em>&#8220;Mon enseignement a pour but de ramener l&#8217;acteur à ses impulsions émotionnelles, et pour jouer cela, il faut être solidement ancré dans son instinct. Cela se fonde sur le fait que tout bon jeu vient du cœur, ainsi il n&#8217;y a aucun processus intellectuel là-dedans.&#8221;</em></p>
<p><span style="text-align:center; display: block;"><a href="http://lecaucus.wordpress.com/2009/10/19/wanted-impro-en-quete-de-verite-episode-1/"><img src="http://img.youtube.com/vi/zNuFSrsYfpM/2.jpg" alt="" /></a></span></p>
<p><strong>Meisner et l’improvisation théâtrale:</strong><br />
Dans les années 90, une des critiques majeures faite à l’encontre des spectacles en long format produits sur Chicago (EU), était que malgré tout le discours qu’on tenait sur la vérité dans la comédie (« Truth in comedy », enseignée à <a href="http://chicago.ioimprov.com/">IO</a> de Chicago), la plupart des troupes tombaient dans la répétition des trucs et astuces pour construire et faire rire, se rapprochant dangereusement de ce qu’on voyait dans les formats cours du « ComedySportz ».(3)<br />
Deux improvisateurs de Chicago : Rob Mello et Kevin Mullaney, ont réagi à cette critique en produisant un long-format appelé « Naked », où toutes les astuces de construction (Taggout, …) étaient bannies, une seule chose était autorisée : « Jouer et seulement jouer ! ».<br />
Pour former les étudiants à la pratique de ce format, Mello et Mullaney ont appliqué les techniques de Meisner au « Center theater » de Chicago, dans le but de promouvoir l’improvisation comme un art, et non le réduire à un simple divertissement.<br />
<strong>« People go into improv wanting to be funny. Deep down inside, improv is about being vulnerable and not having to be funny. This is  what you need to do to be a good actor. You need to be vulnerable on stage.” </strong> / <em>&#8220;Les gens vont faire de l&#8217;impro pour être drôles. Au delà de ça, faire de l&#8217;impro c&#8217;est être vulnérable, sans chercher à être drôle. C&#8217;est ce dont vous avez besoin pour être un bon acteur. Vous devez être vulnérable sur scène.&#8221;</em> Jim Jarvis , improv director at Center theater in Chicago.(3)</p>
<p><strong>La connexion et nous :</strong><br />
L’énorme avantage de cette connexion est qu’elle est totalement spontanée et authentique : on se fie à nos impulsions corporelles et à notre instinct pour agir. De plus, le corps a l’avantage d’être dans l’instant présent, contrairement à notre tête qui se projette dans le passé ou le futur (1). La connexion est donc supérieure à l’écoute et l’acceptation, car son mode d’action ne peut se faire qu’en relation avec nos partenaires de jeu et notre environnement. Nos actions ne résultent que d’un mode d’action réaction (Pinch &amp; ouch) avec nos partenaires et notre environnement.<br />
Dans l&#8217;épisode 2 de cet article, je dévoilerai quelques exercices et techniques pour travailler la connexion en  improvisation.</p>
<p><strong>Références :</strong><br />
(1)	Acting on impulse. The art of making improv theater &#8211; Carol Hazenfield.<br />
(2)	Sanford Meisner On Acting &#8211; Sanford Meisner &amp; Dennis Longwell<br />
(3)	The art of Chicago Improv – Rob Kozlowski<br />
(4)	Stage d’improvisation mené par les Improfessionals du 17 au 19 juillet 2009 (<a href="http://www.improfessionals.com">http://www.improfessionals.com</a>).</p>
Posted in théorie Tagged: accepter, écoute, connexion, Meisner <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/lecaucus.wordpress.com/677/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/lecaucus.wordpress.com/677/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/lecaucus.wordpress.com/677/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/lecaucus.wordpress.com/677/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/lecaucus.wordpress.com/677/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/lecaucus.wordpress.com/677/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/lecaucus.wordpress.com/677/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/lecaucus.wordpress.com/677/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/lecaucus.wordpress.com/677/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/lecaucus.wordpress.com/677/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=lecaucus.wordpress.com&blog=3315281&post=677&subd=lecaucus&ref=&feed=1" /></div>]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title>De l’improvisation à la publicité il n’y a qu’un pas &#8211; Warning: ceci n’est pas une publicité pour l’impro</title>
		<link>http://lecaucus.wordpress.com/2009/09/28/de-l%e2%80%99improvisation-a-la-publicite-il-n%e2%80%99y-a-qu%e2%80%99un-pas-warning-ceci-n%e2%80%99est-pas-une-publicite-pour-l%e2%80%99impro/</link>
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		<pubDate>Mon, 28 Sep 2009 07:00:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lily</dc:creator>
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		<description><![CDATA[[eng]
Improvising has a lot in common with real life. It can be applied to lots of fields. Let’s make a link between improv and advertising. They have major principles in common. Because they are both communication.
[fra]
Je dis souvent autour de moi que l’impro a des principes qui, si on les appliquait dans la vraie vie, [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=lecaucus.wordpress.com&blog=3315281&post=663&subd=lecaucus&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p><strong>[eng]</strong></p>
<p><strong>Improvising</strong> has a lot in common with real life. It can be applied to lots of fields. Let’s make a link between improv and advertising. They have major principles in common. Because they are both <strong>communication</strong>.</p>
<p><strong>[fra]</strong></p>
<p>Je dis souvent autour de moi que<strong> l’impro a des principes qui, si on les appliquait dans la vraie vie, mèneraient à un monde parfait</strong>: écoute, acceptation, construction. C’est un peu large comme constatation, et j’aime bien trouver les différents domaines de la vie qui reflètent cette pensée. Aujourd’hui, nous allons donc parler de publicité (monde cruel s’il en est… Finpoil, non, je ne vends pas mon corps au capitalisme).</p>
<p>Vous connaissez peut-être <a href="http://www.google.fr/AdWords" target="_blank">Google AdWords</a> ? Le service de Google qui permet de faire de la publicité en ligne pour vos produits ou services. Je m’y suis intéressée récemment, et j’ai lu le guide de l’utilisateur qui est là pour initier à la publicité. En tant qu’improvisatrice, ce qui m’a interpellée dans ce guide, ce sont les quelques principes énoncés pour bien faire passer son message, qui ont beaucoup en commun avec les principes de l’impro :</p>
<ul>
<li><span style="text-decoration:underline;">« Choose call-to-action words »</span> : choisissez des verbes qui <strong>invitent </strong>l’utilisateur <strong>à l’action</strong> : « achetez », « visitez », etc. En improvisation, il y a un exercice appelé « Let’s ? Yes, let’s ». Le principe est exactement le même que dans ce guide : invitons notre partenaire à l’action, et offrons cela au public. Le public n’a pas envie de nous voir parler de ce que nous pourrions faire, il veut <strong>nous voir agir</strong>.</li>
</ul>
<ul>
<li><span style="text-decoration:underline;">« Be specific, don’t be general</span><span style="text-decoration:underline;"> » </span>: Google nous dit ici « si vous ne parlez pas à votre cible, dans les termes spécifiques qui le concernent, vous ne la toucherez pas ». En improvisation c’est pareil. Si l&#8217;on est trop général, on ne touchera ni notre partenaire, ni notre public. <strong>Être précis et donner des détails</strong> pour permettre à notre partenaire de <strong>visualiser</strong> et de pénétrer notre imaginaire, de construire le décor, et l’histoire avec nous. Être spécifique pour laisser le public voir apparaître tout cela, et y <strong>croire</strong>.</li>
</ul>
<ul>
<li><span style="text-decoration:underline;">« Think like your customer » </span>: En impro, « <strong>be obvious</strong> ». Ah ah, je crois que ce principe est le moins connu de tous en France : on verra souvent des éléphants jaunes à pois bleus avec une trompe dans le c.., plutôt qu’un grand éléphant gris, avec un tissu indien sur le dos, et un garçon de 15 ans qui le chevauche, qui est pourtant plus évident, et qui moi, me parle plus. <a href="http://www.keithjohnstone.com/" target="_blank">Keith</a> (je ne vous le présente plus) le souligne tant de fois : <strong>ne cherchons pas les choix originaux</strong>, tirés par les cheveux, qui pourraient nous rendre si intelligents (et si seuls), <strong>faisons ceux qui tombent sous le sens</strong>. Car nous embarquerons ainsi le public et nos partenaires avec nous.</li>
</ul>
<ul>
<li><span style="text-decoration:underline;">« Make connexions »</span> : Celui là va peut-être vous paraître tiré par les cheveux. Mais essayons. Lorsqu’une cible comme vous et moi tape un mot clé dans Google, et que ce mot clé la relie à une publicité, Google conseille que la page à laquelle cette publicité renvoie comporte aussi ce mot clé. Eh bien, en impro, c’est pareil. Si l&#8217;on marque le public en lui présentant un personnage, un objet, une relation entre deux personnes, un lieu, faisons les réapparaître par la suite. <strong>Nous avons accroché le public avec quelque chose, permettons-lui d’y goûter à nouveau, nous capturerons d&#8217;autant plus son attention.</strong></li>
</ul>
<ul>
<li><span style="text-decoration:underline;">« Relevancy matters » </span>: la pertinence fait ici référence à <strong>l’utilité de l’information pour l’utilisateur</strong>. Et pour le public et notre partenaire. Je crois que je ne vais pas extrapoler : le silence est d’or. Le bla bla n’est pas de mise…</li>
</ul>
<p>Tout ça pour dire quoi ? Si vous êtes un bon improvisateur, good for you, vous avez déjà un domaine de compétence : la publicité ! D’où le fait que l’impro peut servir en entreprise, et pas seulement dans la pub. Mais pas seulement non plus en entreprise, mais aussi dans la vie. Car finalement de quoi vous ai-je parlé ici ? Juste de <strong>communication</strong>.</p>
Posted in Uncategorized Tagged: action, communication, connections, connexions, details, improv, improvisation, principes, publicité <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/lecaucus.wordpress.com/663/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/lecaucus.wordpress.com/663/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/lecaucus.wordpress.com/663/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/lecaucus.wordpress.com/663/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/lecaucus.wordpress.com/663/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/lecaucus.wordpress.com/663/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/lecaucus.wordpress.com/663/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/lecaucus.wordpress.com/663/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/lecaucus.wordpress.com/663/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/lecaucus.wordpress.com/663/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=lecaucus.wordpress.com&blog=3315281&post=663&subd=lecaucus&ref=&feed=1" /></div>]]></content:encoded>
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			<media:title type="html">Lily</media:title>
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	</item>
		<item>
		<title>Faire de l’improvisation, être exhibitionniste</title>
		<link>http://lecaucus.wordpress.com/2009/09/21/faire-de-l%e2%80%99improvisation-etre-exhibitionniste/</link>
		<comments>http://lecaucus.wordpress.com/2009/09/21/faire-de-l%e2%80%99improvisation-etre-exhibitionniste/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 21 Sep 2009 06:28:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>impronabla</dc:creator>
				<category><![CDATA[enseignement]]></category>
		<category><![CDATA[théorie]]></category>
		<category><![CDATA[écoles d'impro]]></category>
		<category><![CDATA[émotions]]></category>
		<category><![CDATA[exercices]]></category>
		<category><![CDATA[exhibitionniste]]></category>

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		<description><![CDATA[[eng]
Letting our sentiments show onstage seems dangerous, because the audience will see us naked. But showing real sentiments is part of our job. Thus, the rule is:  ‘take pleasure at showing yourself naked’. In other words: ‘Be exhibitionist’.
[fra]
En tant qu’improvisateur, j’aime les émotions, j’aime ce qu’elles apportent à une scène, j’aime qu’elles participent aux actions, [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=lecaucus.wordpress.com&blog=3315281&post=651&subd=lecaucus&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p><strong>[eng]</strong></p>
<p>Letting our sentiments show onstage seems dangerous, because the audience will see us naked. But showing real sentiments is part of our job. Thus, the rule is:  ‘take pleasure at showing yourself naked’. In other words: ‘Be exhibitionist’.</p>
<p><strong>[fra]</strong></p>
<p>En tant qu’improvisateur, j’aime les émotions, j’aime ce qu’elles apportent à une scène, j’aime qu’elles participent aux actions, aux descriptions, au contexte, aux relations, etc. Mis à part quelques scènes (en théorie, rares si l’on se concentre sur l’idée de construire des histoires), les émotions sont partout, tout le temps. D’où l’intérêt pour un acteur de savoir jouer les émotions : les personnages peuvent alors ressentir ces émotions et l’histoire présentée s’en trouve meilleure !</p>
<p>Seulement voilà, je pense (mais ça n’engage que moi), qu’un improvisateur n’est pas un acteur, c’est un joueur. Aussi vrai qu’un acteur sait (normalement) jouer des émotions, un joueur le sait (normalement) moins. Mais même en improvisation, l’idée que les émotions présentées sont celles du personnage est très répandue : supposons alors que cette idée soit vraie. Comment un joueur peut-il alors jouer des émotions vraies ?</p>
<p>Je vais essayer de répondre à cette question en développant un point de vue étrange : ce n’est pas parce que sur scène, ce sont mes personnages qui doivent ressentir les émotions que le joueur en dessous ne peut pas les ressentir non plus, bien au contraire !!!</p>
<p>Comme c’est un peu abstrait, je vous donne un exemple :</p>
<p style="padding-left:30px;"><em>Moi, joueur Nabla, je suis amoureux en ce moment. Je joue une scène qui parle d’amour. Si j’essaye de jouer l’amoureux (vu que je ne suis pas acteur, je suis joueur), il y a de fortes chances que ça ne ressorte pas très bien…</em></p>
<p style="padding-left:30px;"><em>Mais si je laisse l’amour que je ressens en ce moment s’exprimer sur scène, <span style="text-decoration:underline;">a priori</span>, mes actions et mes mots auront l’air plus sincères, plus justes.</em></p>
<p>C’est la même chose avec la peur, ou toute autre émotion : elle apparaîtra plus sincère et plus juste (encore une fois a priori) si je la laisse s’exprimer librement.</p>
<p>Mais j’ai envie d’aller encore plus loin :</p>
<p style="padding-left:30px;"><em>Moi, joueur Nabla, je suis amoureux en ce moment. Je joue une scène qui parle de la conquête du Far West. Le simple fait de volontairement laisser s’exprimer mon amour (pour la jeune fille qui m’attend à la maison, pour mon partenaire cow-boy, pour mon cheval très fidèle, etc.) va donner une dimension nouvelle à cette scène.</em></p>
<p>Pourquoi s’en priver ? La réponse est simple (moui) : parce que la peur prend le pas, et parce que <strong><span style="color:#000080;">laisser ses vrais sentiments s’exprimer, c’est dangereux</span></strong>. Ici bien sûr, je parle de la peur que nous évoquons souvent dans le Caucus, celle qui nous fait dire n’importe quoi ou encore rester dans la zone neutre de l’improvisation.</p>
<p>C’est pourquoi j’ai ajouté dans l’exemple précédent le mot ‘volontairement’ : il faut <strong><span style="color:#800000;">volontairement</span> </strong>laisser nos sentiments de joueur s’exprimer sur scène. Mais une fois que la décision est prise, c’est le sentiment qui guide la scène : la volonté doit foutre le camp ! La volonté ici ne sert qu’à lutter contre la peur, à lancer l’émotion (comme un détonateur). Il suffit de faire le choix de laisser notre émotion s’exprimer.</p>
<p> </p>
<p>Pourquoi cet article alors ?</p>
<p>Et bien parce que sais que je vais avoir peur sur scène. Je n’y peux rien, je vais avoir peur. C’est la vie, il faut faire avec, ou alors ne pas faire du tout. La peur va m’empêcher de laisser mes sentiments réels se voir, parce qu’on pourrait me juger. Du coup, pas question de les montrer, encore moins des sentiments forts comme l’amour (ou la haine). Le ‘volontairement’ dont je parle ci-dessus en est rendu plus difficile.</p>
<p>Mais j’affirme ici qu’il y a un moyen d’y parvenir quand même. En fait j’affirme qu’il n’y a qu’un seul moyen d’y arriver : <strong><span style="color:#800000;">être exhibitionniste</span></strong>, avoir envie de nous montrer tout nu, avec nos vrais sentiments, et y <strong><span style="color:#800000;">prendre du plaisir</span></strong>.</p>
<p>Voici deux éléments rassurants qui me poussent à renforcer cette affirmation :</p>
<ul>
<li>ce plaisir s’apprend (et donc s’enseigne) ;</li>
<li>le public est de toute façon voyeur.</li>
</ul>
<p>Si l’on exclue les scènes absurdes (et encore), je mets ma main à couper que le public qui assiste à une scène de la vie (heureuse) d’un couple a envie de voir de vrais sentiments d’amour. Si l’on joue une scène qui fait peur, le public a envie de nous voir vraiment avoir peur. Si on présente la déchéance d’un dictateur, le public veut voir le désespoir paniqué du tyran. Il ne veut pas voir des joueurs faire semblant d’avoir peur ou faire semblant d’aimer. C’est ce que j’entends par les termes ‘voyeurisme du public’.</p>
<p>En ce qui concerne le premier point, je vous donne un exercice, comme ça pour voir (c’est un exercice très difficile je vous préviens) :</p>
<p style="padding-left:30px;"><em>Prenez un joueur (de sexe indifférent). Posez-le sur une chaise. Dites-lui qu’il recherche l’amour, et seulement l’amour. C’est son seul objectif, il veut l’amour.</em></p>
<p style="padding-left:30px;"><em>Prenez ensuite le reste de votre équipe et mettez-les en ligne, devant le joueur assis : chacun leur tour, ces prétendants vont devoir lui déclarer leur flamme. Si le joueur assis ne ressent pas d’attirance pour cette déclaration, il claque des doigts et le prétendant meurt. Un autre prend de suite sa place (attention : il faut donner la permission de se tromper, sinon l’ambiance sera vite tendue et contre-productive).</em></p>
<p style="padding-left:30px;"><em>Si le joueur assis est honnête (et assez ouvert), vous verrez que les déclarations seront de plus en plus honnêtes, de plus en plus sincères, de plus en plus belles. Vous verrez aussi de vrais sourires naître sur les lèvres du prétendant vainqueur : le plaisir de laisser sortir un vrai sentiment commence à apparaître.</em></p>
<p>Quand un exercice comme ça est réussi, passez à une scène ou deux où vous demandez à votre équipe de jouer avec l’amour. Puis recommencez le tout avec une autre émotion. Et ainsi de suite… Pour terminer la séance, repassez à l’amour, ça fait du bien.</p>
<p>Et ensuite, expliquez ceci à votre équipe : le plaisir ressenti dans cet exercice (dans les moments où ça a bien marché) provient des éléments suivants :</p>
<ul>
<li>les déclarations d’amour sont belles et acceptées par le partenaire : on vient de virtuellement ‘choper’</li>
<li>les autres joueurs ressentent quelque chose : on vient de faire vibrer le public</li>
<li>nos personnages et nos histoires prennent soin d’eux-mêmes : on n’a pas la pression de bien jouer ou de trouver des idées</li>
</ul>
<p>Bref :</p>
<ul>
<li> je viens de montrer une partie de moi-même ; c’était bien. Donc, je suis (quelqu’un de) bien, ce qui fait plaisir tout de même.</li>
</ul>
<p>Et donc pour conclure :</p>
<p><strong><span style="color:#800000;">Soyons exhibitionniste sur scène</span></strong> : prenons du plaisir à nous montrer tels que nous sommes.</p>
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		<item>
		<title>Mort au premier acte</title>
		<link>http://lecaucus.wordpress.com/2009/09/14/mort-au-premier-acte/</link>
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		<pubDate>Mon, 14 Sep 2009 10:44:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>finpoil</dc:creator>
				<category><![CDATA[enseignement]]></category>
		<category><![CDATA[spectacle]]></category>
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		<description><![CDATA[[eng]
Scenes initiations shouldn&#8217;t rush through the exposition, since this phase helps audience to &#8220;get into&#8221; the fiction. Alternatively, it shouldn&#8217;t be so long as to bore the spectator. Hence, improvisers learn to balance these two tendencies, in order to delay the chaos of the real action.
[fra]
J&#8217;étais récemment invité à donner un cours unique à une [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=lecaucus.wordpress.com&blog=3315281&post=647&subd=lecaucus&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p>[<strong>eng</strong>]</p>
<p>Scenes initiations shouldn&#8217;t rush through the exposition, since this phase helps audience to &#8220;get into&#8221; the fiction. Alternatively, it shouldn&#8217;t be so long as to bore the spectator. Hence, improvisers learn to balance these two tendencies, in order to delay the chaos of the real action.</p>
<p>[<strong>fra</strong>]</p>
<p>J&#8217;étais récemment invité à donner un cours unique à une équipe amateur de Suisse Romande. J&#8217;ai remarqué que ce type d&#8217;expérience était toujours profitable &#8211; pour les deux parties &#8211; puisque l&#8217;équipe découvre une nouvelle approche de l&#8217;improvisation, de nouveaux exercices, et que l&#8217;entraîneur peut éprouver sa méthode à de nouvelles personnalités. Les improvisateurs ont également la chance de redémarrer à zéro, puisque l&#8217;entraîneur d&#8217;un soir adopte un regard neuf à leur égard. Les niveaux disparaissent, les préjugés passent à la trappe, et les projections maître-élève se métamorphosent. Tout le monde à donc à y gagner.<img class="alignright size-full wp-image-648" title="Big Bang" src="http://lecaucus.files.wordpress.com/2009/09/big-bang.jpg?w=273&#038;h=273" alt="Big Bang" width="273" height="273" /></p>
<p>Du coup, j&#8217;ai pu mettre le doigt sur certains &#8220;tics&#8221; d&#8217;équipe, que l&#8217;entraîneur habituel ne remarque peut-être même plus. En l&#8217;occurence, après quelques impros, j&#8217;ai noté que les improvisateurs tombaient souvent dans le syndrome du <em>chaos instantané</em>. L&#8217;expression est de Johnstone, et elle largement reprise sous d&#8217;autres appellations par Diggles ou Salinsky-White: c&#8217;est le fait de faire entrer trop subitement l&#8217;action dans la scène, avant que le spectateur ait eu droit à une exposition convenable. C&#8217;est lorsque, après trois répliques, on a déjà un savant fou sur un bateau-pirate, un chien qui bouche les toilettes, et un cadavre de belle-mère sur les bras.</p>
<p>Plus largement, je constate que la plupart de mes équipes sont sujettes à ce syndrome. Keith Johnstone nous avait dit en stage: &#8220;L&#8217;improvisation théâtrale actuelle, telle qu&#8217;elle est pratiquée, peut se résumera à ça: something&#8230; something&#8230; something&#8230; &#8211; nothing! Vous, ce que vous voulez avoir comme théâtre, c&#8217;est quelque chose du type: nothing&#8230; nothing&#8230; nothing&#8230; &#8211; something!&#8221; Pour Johnstone, une esthétique cohérente de l&#8217;improvisation, c&#8217;est une esthétique épurée, où l&#8217;écriture de la scène est réduite à son strict minimum, et où les personnages osent accumuler une tension dramatique pour la libérer plus tard, d&#8217;un seul coup. Dans d&#8217;autres ouvrages, on trouve aussi cette idée que le chaos de la scène, sa phase <em>active</em>, doit être retardée jusqu&#8217;au moment le plus opportun.</p>
<p>Si Hamlet tuait son oncle au premier acte, Shakespeare n&#8217;aurait rien à raconter.</p>
<p>Et de fait, cette &#8220;loi&#8221; découle tout simplement d&#8217;un code théâtral fort: la contrainte d&#8217;exposition. Le spectateur doit pouvoir comprendre le contexte de la scène, le lieu représenté, les personnages qui la composent et le sujet de l&#8217;action &#8211; tout cela! &#8211; pour pouvoir entrer dans la fiction théâtrale. De la même manière, quand vous commencez un roman, vous souhaitez une description suffisamment complète des lieux, des personnages et du contexte général, avant de pouvoir apprécier l&#8217;intrigue proprement dite.</p>
<p>Cependant, cette exposition doit être la plus courte possible, pour ne pas décourager le lecteur (miam, les 200 premières pages du Seigneur des Anneaux!) ou pour ne pas lasser le spectateur. On préfère donc commencer au plus proche moment avant l&#8217;intrigue (<em>in medias res</em>). Mais la plupart des improvisateurs confondent ces deux priorités (qui agissent de manière contradictoire sur le temps de la représentation):  l&#8217;exposition doit prendre le moins de temps possible, mais elle doit être exhaustive, pour installer confortablement le spectateur dans la fiction théâtrale. De fait, les débutants veulent souvent tout faire en même temps, sacrifiant la minute de l&#8217;exposition pour tout miser sur l&#8217;intrigue; tout se passe comme s&#8217;ils fuyaient le retard de jeu.</p>
<p>Et ce n&#8217;est pas tant leur faute que celle de l&#8217;entraîneur: les &#8220;règles&#8221; d&#8217;impro nous poussent à <em>ne pas nous saluer en début d&#8217;impro, </em>ou à <em>entrer dans l&#8217;action aussi vite que possible, sans faire du bla-bla</em>&#8230; On confond alors facilement deux choses: si les personnages doivent effectivement donner l&#8217;illusion qu&#8217;ils se connaissent depuis un bon moment, cela ne les dispense pas de les présenter au public (qui lui, ne les connaît pas).</p>
<p>Tout se passe comme si les dogmes de l&#8217;improvisation s&#8217;étaient forgés très à l&#8217;écart des codes théâtraux; comme si l&#8217;improvisation théâtrale était un art miraculeusement affranchi des contraintes de représentation. En tant qu&#8217;entraîneur, parlez-vous suffisamment du 4ème mur, des trois unités, du schéma actantiel? En tant qu&#8217;improvisateur, allez-vous suffisamment au théâtre?</p>
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	</item>
		<item>
		<title>En fait, Miles Davis apprenait ses solos à l&#8217;avance</title>
		<link>http://lecaucus.wordpress.com/2009/08/31/en-fait-miles-davis-apprenait-ses-solos-a-lavance/</link>
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		<pubDate>Mon, 31 Aug 2009 08:44:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>finpoil</dc:creator>
				<category><![CDATA[spectacle]]></category>
		<category><![CDATA[éthique]]></category>
		<category><![CDATA[révolution]]></category>

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		<description><![CDATA[[eng]
An improvisation show is based on the assumption that it has to &#8220;prove&#8221; somehow that it is improvised. I have bad news: it is a lost battle.
[fra]
Le trompettiste se déhanche, inconfortable, sur scène. Il grimace derrière son embouchure, luttant pour chaque note, crispant ses zygomatiques. Le trompettiste est défiguré pendant son improvisation, et le public [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=lecaucus.wordpress.com&blog=3315281&post=643&subd=lecaucus&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p><strong>[eng]</strong></p>
<p>An improvisation show is based on the assumption that it has to &#8220;prove&#8221; somehow that it is improvised. I have bad news: it is a lost battle.</p>
<p><strong>[fra]</strong></p>
<p>Le trompettiste se déhanche, inconfortable, sur scène. Il grimace derrière son embouchure, luttant pour chaque note, crispant ses zygomatiques. Le trompettiste est défiguré pendant son improvisation, et le public est scotché. &#8220;Tant de créativité! Tant d&#8217;idées!&#8221; Et PAS une voix pour s&#8217;élever et dire: &#8220;Pourtant, tout est préparé&#8230;&#8221;</p>
<p><img class="alignright size-full wp-image-644" title="Miles Davis improvisait-il vraiment?" src="http://lecaucus.files.wordpress.com/2009/08/miles_davis_2.jpg?w=384&#038;h=298" alt="Miles Davis improvisait-il vraiment?" width="384" height="298" />C&#8217;est un des gros problème des spectacles d&#8217;impro. Paradoxalement, moins vous faites de déchets au niveau des impros, plus les gens vont vous accuser de piper les dés: &#8220;Non mais sérieusement, entre nous&#8230; Vous PRÉPAREZ vos impros, hein!&#8221;, articule le spectateur dubitatif en clignant de l&#8217;oeil d&#8217;un air entendu, dégoulinant de fatuité. L&#8217;improvisateur, impuissant, tente de se justifier tant bien que mal: &#8220;Non non, on s&#8217;entraîne régulièrement, mais c&#8217;est vraiment de l&#8217;impro&#8221;.</p>
<p><a href="http://lecaucus.wordpress.com/2008/06/15/limpro-discipline-versatile/">J&#8217;avais déjà montré</a> qu&#8217;un spectacle d&#8217;impro promettait deux choses: du théâtre et de la performance artistique. Salinsky (voir en <a href="http://lecaucus.wordpress.com/bibliographie/">biblio</a>) parle de &#8220;deux histoires&#8221; que les improvisateurs racontent dans les formats compétitifs (p. 3): d&#8217;une part, il y a le contenu de premier degré (qui englobe l&#8217;histoire elle-même, les rôles, etc.) et le contenu de deuxième degré (la compétition, les contraintes, la performance).</p>
<p>Maintenant, vous avez le choix: soit vous présentez un spectacle qui fonctionne sur la performance (et qui tendra au format court), et vous risquez de tomber dans l&#8217;improvisation &#8220;gag&#8221;, les contraintes à outrances, la difficulté pour elle-même, l&#8217;art pour l&#8217;art et un certain sens de l&#8217;inachevé. Le public sera conquis, parce que vous osez prendre des risques, que le spectacle est très divertissant et qu&#8217;ils n&#8217;ont aucun doute que vous improvisez (les thèmes sont tirés au hasard; au hasard!). Soit vous présentez un spectacle léché, qui fonctionne sur du théâtre (et qui tendra au format long), et vous risquez de vous faire accuser &#8211; si vous êtes bons &#8211; de préparer votre spectacle à un certain degré.</p>
<p>C&#8217;est pour ça qu&#8217;il y a les suggestions.</p>
<p>Les suggestions prises dans le public sont peut-être la pire (fausse) bonne idée que les improvisateurs aient trouvé. C&#8217;est une tentative de prouver au public qu&#8217;il peut proposer <em>n&#8217;importe quoi</em>, et que les improvisateurs pourront en faire <em>quelque chose</em>. On s&#8217;expose donc facilement à des suggestions graveleuses, insultantes, débiles, <a href="http://finpoil.wordpress.com/2007/01/08/contre-les-taxidermistes-banalite-et-originalite/">trop originales pour recyclées</a>, et les gens qui donnent des suggestions veulent surtout faire un gag pour les autres spectateurs.</p>
<p>D&#8217;autre part, la prise de suggestion entraîne plusieurs problèmes: vous percez le 4ème mur en vous adressant au public (ce qui peut casser votre illusion théâtrale chèrement établie), vous interrompez le déroulement du spectacle (ou de l&#8217;impro), et vous risquez de vous retrouver à gérer une suggestion à des années-lumières de l&#8217;attente <em>réelle </em>du public (est-ce que, lorsqu&#8217;on a un cow-boy qui tient sa bien-aimée dans ses bras, on a vraiment envie de le voir lui offrir <em>du dentifrice</em>?).</p>
<p>Et même avec les suggestions, même avec des bonnes suggestions, il y aura toujours un type pour vous accuser de payer des spectateurs pour crier des idées préparées à l&#8217;avance (je vous parle d&#8217;expérience vécue, là).</p>
<p>Il y a d&#8217;autres solutions pour garantir la qualité improvisée d&#8217;un spectacle: laisser des &#8220;traces&#8221; d&#8217;improvisation, en truffant les scènes de références à l&#8217;actualité très récente, ou en cherchant à lier le narratif à l&#8217;environnement du public. Chaque fois qu&#8217;on improvise pour des soirées de soutien par exemple, on essaie de produire du contenu qui soit en relation avec notre auditoire (les rugbymen veulent qu&#8217;on leur parle de rugby, les banquiers aiment qu&#8217;on leur parle de relation avec la clientèle&#8230;).</p>
<p>Idéalement, on pourrait imaginer un &#8220;panel&#8221; de spectateurs qui influencent directement le jeu (avec des télécommandes, des boîtes à messages), mais de manière cohérente avec le spectacle (les suggestions sont dans le &#8220;cercle d&#8217;attente&#8221;, les choix narratifs sont rationnels, etc.). Une autre technique, c&#8217;est de présenter une telle abondance de suggestions pré-sélectionnées que le public ne peut à aucun moment se dire que les joueurs les ont &#8220;toutes préparées&#8221;. Ainsi, on peut profiter de l&#8217;accueil de pré-spectacle ou de l&#8217;entracte pour faire choisir un extrait de DVD (parmi une vidéothèque de 1&#8242;000 titres) qui servira à alimenter l&#8217;improvisation.</p>
<p>Mais en fait, même à ce point-là, il y aura encore un putain d&#8217;obstiné de merde de spectateur à la con pour vous soutenir que &#8220;ouais mais c&#8217;est pas de l&#8217;impro, vous préparez, je suis SÛR que vous préparez&#8230;&#8221;</p>
<p>Et à ce stade, on peut décider de s&#8217;en foutre purement et simplement.</p>
<p>À ce stade, on peut présenter du théâtre improvisé sans <em>préciser </em>qu&#8217;il est improvisé.</p>
<p>Et c&#8217;est lorsque l&#8217;impro théâtrale n&#8217;aura plus besoin de justifier son processus &#8211; lorsqu&#8217;elle pourra se passer de preuves &#8211; lorsqu&#8217;elle abandonnera ce complexe &#8211; qu&#8217;elle sortira de son adolescence.</p>
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	</item>
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		<title>Dreamteam&#8230; Tout n&#8217;est pas une affaire de niveau!</title>
		<link>http://lecaucus.wordpress.com/2009/05/11/dreamteam-tout-nest-pas-une-affaire-de-niveau/</link>
		<comments>http://lecaucus.wordpress.com/2009/05/11/dreamteam-tout-nest-pas-une-affaire-de-niveau/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 11 May 2009 16:46:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cid</dc:creator>
				<category><![CDATA[technique]]></category>
		<category><![CDATA[théorie]]></category>
		<category><![CDATA[constructeur]]></category>
		<category><![CDATA[dynamique]]></category>
		<category><![CDATA[niveau]]></category>
		<category><![CDATA[puncher]]></category>
		<category><![CDATA[suiveur]]></category>

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		<description><![CDATA[[eng]
If you have to choose improvisers for a show, don&#8217;t believe that a good team is mainly composed of good and experienced players. Compare improvisation to a river, and compose your team to make the river flow.
[fra]
Pour préparer un spectacle d’improvisation, le &#8220;coach&#8221;, le &#8220;chargé de sélection&#8221; ou le &#8220;directeur artistique&#8221;, doit désigner les comédiens [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=lecaucus.wordpress.com&blog=3315281&post=578&subd=lecaucus&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p><strong>[</strong><strong>eng]</strong></p>
<p>If you have to choose improvisers for a show, don&#8217;t believe that a good team is mainly composed of good and experienced players. Compare improvisation to a river, and compose your team to make the river flow.</p>
<p><strong>[</strong><strong>fra]</strong></p>
<p>Pour préparer un spectacle d’improvisation, le &#8220;coach&#8221;, le &#8220;chargé de sélection&#8221; ou le &#8220;directeur artistique&#8221;, doit désigner les comédiens qui joueront sur scène.  Le premier réflexe, est de composer le groupe en considérant le niveau de jeu de chacun. De manière caricaturale : &#8220;Mettons deux bons, un moyen et un débutant, ça fera un spectacle honorable!&#8221; Pourtant, on constate fréquemment que cette règle est loin de garantir la réussite d’un spectacle, voire même,  on est surpris d’assister à des spectacles réussis alors qu’on considérait l’équipe sélectionnée comme &#8220;faible&#8221;.<br />
<a href="http://www.dstyrion.com/album.php"><img class="alignright size-medium wp-image-579" title="fleuve" src="http://lecaucus.files.wordpress.com/2009/05/fleuve.jpg?w=300&#038;h=225" alt="fleuve" width="300" height="225" /></a><br />
C’est ce que j’aime dans l’impro : son imprévisibilité, sa manière de dérouter les esprits cartésiens, de faire voler en éclat les règles élémentaires. On ne peut commander les moments de magie, ils arrivent ou pas, mais notre volonté est impuissante pour &#8220;forcer&#8221; leur venue.</p>
<p>Cependant, faut-il composer une équipe n’importe comment ? Non ! Sûrement pas ! Je ne tomberai pas dans la démagogie qui consisterait à vous commander de tirer au sort les noms des comédiens dans un chapeau, sous prétexte qu’il n’y a aucune différence entre les uns et les autres. Chacun a sa couleur de jeu, la diversité est une richesse alors autant en profiter.</p>
<p>Là où je pense qu’on se trompe, c’est qu’en ne considérant les choses que par la petite lucarne du niveau de jeu, on considère l’impro comme quelque chose de statique : deux joueurs de niveau 3  +un de niveau 2 + un de niveau 1 = un spectacle de moyenne 2,25, soit moyen +. Or l’impro n’a rien de statique, elle a tout de dynamique !<strong></strong></p>
<p><strong>Il faut l’imaginer comme un cours d’eau qui doit circuler de manière fluide, abondante, et énergique.</strong> Pour circuler, le cours d’eau a besoin d’un lit, de débit et éventuellement de quelques rapides. En impro, le lit du fleuve sera le &#8220;constructeur&#8221;, le débit, le &#8220;huileur&#8221; (terme qui n&#8217;existe pas dans le dictionnaire et que je définis plus bas&#8230;), les rapides, &#8220;le puncheur&#8221;, la barque sur le cours d’eau, &#8220;le suiveur&#8221;. Hors de question d’enfermer les joueurs dans des boîtes en les cataloguant comme puncheur exclusif ou suiveur désigné. Dans une même improvisation, le puncheur pourra passer en huileur, le constructeur en suiveur, etc… Cependant, comme je le disais, nous avons notre propre couleur de jeu (même si elle est en constante évolution), et donc nous avons une ou des caractéristiques dominantes (huileur, puncher, suiveur, constructeur). Ainsi, pour composer le groupe de comédiens qui jouera en spectacle, il faut vous baser sur le concept du spectacle, et voir comment vous voulez faire circuler votre cours d’eau. Sur un short-form (catchimpro, theatersport…) voyez le comme un torrent des montagnes. Sur  un long-form (un Harold, une pièce montée, ou un Deux ex-machina…) apparentez le à un grand fleuve.</p>
<p>Une fois que cela est fait, il faut faire votre choix pour faire circuler votre cours d’eau.</p>
<ul>
<li><strong>Le constructeur</strong> creuse le lit en construisant la situation et en donnant la direction.</li>
<li><strong>Le huileur</strong> accentue le débit dans le lit en voyant les idées naissantes et en venant les renforcer.</li>
<li><strong>Le puncheur</strong>, artiste de la blague et du bon mot, est le rapide qui amuse et met du relief.</li>
<li><strong>Le suiveur</strong> se laisse porter.</li>
</ul>
<p>Cependant, il faut doser… Sinon, le cours d’eau n’est plus praticable. Par exemple :</p>
<ul>
<li> Si chaque comédien s’amuse à être constructeur, on voit une succession d’idées non exploitées, rien ne décolle. Inutile de décrire ce qu’il peut donc se passer s’il n’y a que des suiveurs qui ne donnent aucune direction.</li>
<li>Les punchers amusent, mais mettent des &#8220;secousses&#8221; dans l’histoire. Il faut donc qu’ils aient comme acolytes de bons huileurs et de bons constructeurs pour recanaliser le cours d’eau après la secousse.</li>
<li>Les &#8220;huileurs&#8221; doivent savoir se mettre en retrait ou en suiveur quand la trame est bien installée, que les idées sont bien identifiées, et que les connexions sont faites.</li>
</ul>
<p>Suivant le concept du spectacle, il faudra donc adapter : un torrent a besoin de rapides, un fleuve a besoin d’un grand lit, par contre, les deux ont besoin de débit !</p>
<p>Les meilleurs alors ? C’est qui ? Les punchers ? Les huileurs ? Les constructeurs ? Les suiveurs ? Difficile à dire: il y a de très bons punchers, et de très bons constructeurs! Des couleurs de jeu si différentes sont difficiles à comparer!</p>
<p>Cependant, certains joueurs arrivent à être complets et exercer chaque fonction de manière équilibrée. Je les appellerais des <strong>caméléons</strong>. Alors, forcément&#8230; Les très bons caméléons sont ceux devant lesquels on ne peut que s&#8217;incliner! Ils ont assez de souplesse de jeu pour passer d’un rôle à l’autre très rapidement et de manière très fluide : ils savent construire, soutenir, suivre, se mettre en retrait quand tout va bien, ou puncher quand la narration est assez consolidée pour se le permettre…</p>
<p>Mais rares sont les très bons caméléons !</p>
<p>Donc compliquée est la tâche des chargés de sélection !</p>
<p>Cette théorie bien que plus compliquée que celle qui consiste à ne prendre en compte que le niveau de chacun, ne donne pourtant toujours aucune garantie ! J’éviterais donc de donner une recette, pour savoir combien il faut de punchers, de huileurs, de suiveurs ou de constructeurs pour composer une équipe. Sans compter que beaucoup d&#8217;improvisateurs cumulent généralement au moins deux caractéristiques.<strong></strong></p>
<p><strong>Cependant, composez la en ayant à l’esprit qu’il faut que  le flux circule entre les joueurs. </strong></p>
Posted in technique, théorie Tagged: constructeur, dynamique, niveau, puncher, suiveur <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/lecaucus.wordpress.com/578/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/lecaucus.wordpress.com/578/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/lecaucus.wordpress.com/578/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/lecaucus.wordpress.com/578/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/lecaucus.wordpress.com/578/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/lecaucus.wordpress.com/578/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/lecaucus.wordpress.com/578/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/lecaucus.wordpress.com/578/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/lecaucus.wordpress.com/578/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/lecaucus.wordpress.com/578/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=lecaucus.wordpress.com&blog=3315281&post=578&subd=lecaucus&ref=&feed=1" /></div>]]></content:encoded>
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			<media:title type="html">fleuve</media:title>
		</media:content>
	</item>
		<item>
		<title>Le pouvoir de dire non</title>
		<link>http://lecaucus.wordpress.com/2009/04/27/le-pouvoir-de-dire-non/</link>
		<comments>http://lecaucus.wordpress.com/2009/04/27/le-pouvoir-de-dire-non/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2009 17:01:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>impronabla</dc:creator>
				<category><![CDATA[enseignement]]></category>
		<category><![CDATA[théorie]]></category>
		<category><![CDATA[négatif]]></category>
		<category><![CDATA[négativité]]></category>

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		<description><![CDATA[[eng]
Saying &#8220;no&#8221; in a scene implies significant consequences. But those consequences can be truly great, only if we accept the power, hence the responsibility, of saying a chosen and strong &#8220;no&#8221;, totally unrelated to fear.
[fra]
Le grand philosophe Ben Parker avait coutume de dire à son neveu Spiderman : &#8220;Avec de grands pouvoirs viennent de grandes [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=lecaucus.wordpress.com&blog=3315281&post=572&subd=lecaucus&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p><strong>[eng]</strong></p>
<p class="MsoNormal">Saying &#8220;no&#8221; in a scene implies significant consequences. But those consequences can be truly great, only if we accept the power, hence the responsibility, of saying a chosen and strong &#8220;no&#8221;, totally unrelated to fear.</p>
<p><strong>[fra]</strong></p>
<p class="MsoNormal">Le grand philosophe Ben Parker avait coutume de dire à son neveu Spiderman : <strong>&#8220;Avec de grands pouvoirs viennent de grandes responsabilités&#8221;</strong>. Tout le monde le sait, dire &#8220;non&#8221; dans une scène d’impro est un grand pouvoir, car ces simples trois lettres ont des conséquences importantes sur la suite (survie ?) de la scène.</p>
<p class="MsoNormal">Un exemple pour ceux qui ne font pas partie de tout le monde :</p>
<p>- Cindy : <em>Je sais qu’en couchant avec Jonathan, je t’ai fait beaucoup de mal…</em><br />
- Boris : <em>Non… non, non, ça va.</em><br />
Là, la scène est finie (et pourquoi pas, d’ailleurs ?).</p>
<p>Bien sûr, il y a des ‘non’ qui ne sont pas si définitifs. Un autre exemple :</p>
<p>- Cindy : <em>Vite ! Il faut faire nos valises ! Mon père nous a retrouvés, nous devons partir maintenant !</em><br />
- Boris : <em>Non… Attendons ton père et réglons ça une bonne fois pour toute.</em><br />
Là, la scène ne parlera plus de la fuite, mais bien de la confrontation (et pourquoi pas, d’ailleurs ?).</p>
<p>Et de toute façon, un peu d’expérience en impro nous permettra de transformer un &#8220;non&#8221; définitif en un simple changement de sujet, ou alors nous nous lancerons dans un jeu de la scène où Cindy va toujours plus loin dans ses aveux et où Boris s’enfonce toujours plus profondément dans le déni. Mais ce n’est pas ce qui m’intéresse ici. Je ne veux pas me pencher sur la façon dont on peut réagir à un &#8220;non&#8221; émis, mais plutôt à l’émission du &#8220;non&#8221; en elle-même.</p>
<p>Commençons par un petit retour en arrière. Pour ceux qui s’intéressent un peu à la construction d’un dialogue, le &#8220;non&#8221; est ce qu’on appelle un &#8220;effaceur verbal&#8221; (tout comme le &#8220;mais&#8221;). Il a le pouvoir d’effacer tout ce qui a été dit avant, de le renier, de lui accorder moins d’importance, voire pas du tout. Bref, <strong>il a le pouvoir de nous empêcher de prendre des risques</strong>. Ce pouvoir n’est pas à prendre à la légère et je connais beaucoup d’improvisateurs qui se sentent offusqués par cet effacement. Comme expliqué plus haut, on peut enseigner et apprendre l’improvisation en formant les personnes à :</p>
<ul>
<li>Ne pas dire &#8220;non&#8221;</li>
<li>Quand un &#8220;non&#8221; est dit (et ça arrivera, ne vous en faites pas), le transformer en changement d’enjeu ou en jeu de la scène)</li>
</ul>
<p>Ce que je propose ici est de ne pas raisonner de cette façon, et passons à ce que Ben voulait nous dire depuis le début : <strong>Dire &#8220;non&#8221; implique de grandes responsabilités</strong>. Apprivoisons ces responsabilités, acceptons-les et montrons-nous en à la hauteur. Bref, <strong>apprenons à dire de bons &#8220;non&#8221;</strong> !</p>
<p>Comme vous le savez si vous errez sur le Caucus de temps à autre, nous sommes pour la plupart de fervents défenseurs de la piste de la peur : la peur de ne pas être intéressant ou de ne pas respecter les règles, qui nous conduit, dans le premier cas à dire &#8220;non&#8221;, dans le deuxième à ne pas le dire (vous vous souvenez de mes pauvres cadavres ?). L’improvisateur qui laisse sa peur le guider est un peu piégé, voire condamné à rester dans une espèce d’espace neutre de la scène : il se sent contraint d’accepter une proposition pour laquelle il voulait dire &#8220;non&#8221;, et finit par l’accepter mollement (ou si la proposition initiale était vraiment nulle, par la refuser mollement). Et ainsi de suite jusqu’à ce que la scène perde sa substance, et que le public et les joueurs commencent à bailler ferme.</p>
<p>Si vous vous retrouvez dans ce cas-là, il est primordial de comprendre que le seul moyen de s’en sortir, est de prendre des risques. Personne ne s’amusera tant que l’un des joueurs ne se montrera pas courageux et ne fera pas quelque chose d’inattendu. Mais avec l’énergie molle qui rôde, il est difficile de trouver ce quelque chose salvateur. Alors je vous le donne, comme ça : montez sur scène, et dites un bon &#8220;NON !&#8221;. Un &#8220;non&#8221; affirmé, un &#8220;non&#8221; qui ne laisse apparemment aucune porte de sortie, un ‘non’ fort, appuyé par vos bras croisés et pourquoi pas votre dos tourné. Sachez que vous êtes en train de retrancher votre partenaire dans ses dernières limites, laissez-le mariner quelques secondes, et voyez comme la magie de l’improvisation prend le relais, parce que c’est le seul choix qu’il reste. Maintenant que le premier risque est passé, on va pouvoir s’amuser et prendre encore plus de risques (un bon exemple est fourni dans le <a href="http://improviser.fr/blog/2009/04/10/merci-pour-ce-non/" target="_blank">dernier post de Ian sur son blog</a>).</p>
<p>Et elle est là la responsabilité de dire &#8220;non&#8221;. Il est là le bon &#8220;non&#8221;. Tous les &#8220;non&#8221; qui proviennent de la peur, tous les &#8220;non&#8221; mous, faibles et peu joués, non appuyés par des intentions et des postures, tous ces &#8220;non&#8221; sont nuls. Le bon &#8220;non&#8221; est un &#8220;non&#8221; fort, choisi, assumé, porté et porteur. Le bon &#8220;non&#8221; est un &#8220;non&#8221; expliqué par la scène et les personnages, pas par les joueurs. Le bon &#8220;non&#8221; permet d’utiliser le pouvoir inhérent à sa nature d’effaceur verbal, et le retourner contre lui-même. Nous savons depuis le début que le &#8220;non&#8221; est puissant, utilisons maintenant cette puissance à notre avantage, en complète responsabilité. De la même manière que l’utilisation de la bombe atomique ne doit pas être conditionnée à la peur, l’émission d’un &#8220;non&#8221; ne doit pas non plus être guidée par elle. C’est à cette seule condition que nous pouvons réellement assumer la responsabilité de ce &#8220;non&#8221;, et rendre fier notre très regretté Oncle Ben.</p>
Posted in enseignement, théorie Tagged: négatif, négativité <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/lecaucus.wordpress.com/572/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/lecaucus.wordpress.com/572/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/lecaucus.wordpress.com/572/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/lecaucus.wordpress.com/572/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/lecaucus.wordpress.com/572/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/lecaucus.wordpress.com/572/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/lecaucus.wordpress.com/572/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/lecaucus.wordpress.com/572/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/lecaucus.wordpress.com/572/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/lecaucus.wordpress.com/572/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=lecaucus.wordpress.com&blog=3315281&post=572&subd=lecaucus&ref=&feed=1" /></div>]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title>Improvise-t-on comme on vit ?</title>
		<link>http://lecaucus.wordpress.com/2009/04/20/improvise-t-on-comme-on-vit/</link>
		<comments>http://lecaucus.wordpress.com/2009/04/20/improvise-t-on-comme-on-vit/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 20 Apr 2009 06:00:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>bullecarree</dc:creator>
				<category><![CDATA[enseignement]]></category>
		<category><![CDATA[technique]]></category>
		<category><![CDATA[acteur]]></category>
		<category><![CDATA[émotion]]></category>
		<category><![CDATA[personnage]]></category>
		<category><![CDATA[statuts]]></category>

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		<description><![CDATA[[eng]
Clearly, we reproduce life in improvisation, and the characters we play are often created by our own personality. But we have to continue the exploration of the human nature, or we won&#8217;t take risk and have no fun anymore.
[fra]
Cela fait maintenant assez longtemps que je me rends compte qu&#8217;en impro, nous jouons des personnages qui [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=lecaucus.wordpress.com&blog=3315281&post=556&subd=lecaucus&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p><strong>[eng]</strong></p>
<p>Clearly, we reproduce life in improvisation, and the characters we play are often created by our own personality. But we have to continue the exploration of the human nature, or we won&#8217;t take risk and have no fun anymore.</p>
<p><strong>[fra]</strong></p>
<p>Cela fait maintenant assez longtemps que je me rends compte qu&#8217;en impro, nous jouons des personnages qui nous ressemblent. Nous forçons quelques traits de caractères pour donner une contenance à notre création.</p>
<p>C&#8217;est d&#8217;ailleurs comme ça que les personnages de la commedia dell&#8217;arte ont été modelé, à partir d&#8217;un caractère. Prenons le Capitan ou Matamore, c&#8217;est un soldat fanfaron, vantard mais lâche. Il m&#8217;est souvent arrivé de jouer ce personnage. J&#8217;ai une complicité rapide avec lui.</p>
<p><img class="alignright" src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/f/f0/1600spanishcapitano.jpg/200px-1600spanishcapitano.jpg" alt="el capitan" width="200" height="273" /></p>
<p>C&#8217;est ainsi que naissent nos premiers personnages. Ils sont proches de nous.</p>
<p>Ce qui est difficile ensuite, c&#8217;est de trouver de nouveaux personnages et donc de jouer d&#8217;autres caractères humains qui sont moins présent en nous, mais ils y sont. Par exemple, certains comédiens ont dû mal à jouer des personnages sanguins, ceux qui se mettent rapidement en colère. Et si on demande aux comédiens de jouer seulement la colère, ils n&#8217;y arrivent pas. Il est vrai que depuis notre enfance, nous avons été amené à censurer nos émotions, dont la colère. Il est difficile de la faire sortir.</p>
<p>Pourtant, être improvisateur, c&#8217;est être auteur et aussi acteur. J&#8217;ai souvent l&#8217;impression que les improvisateurs se focalisent trop souvent sur l&#8217;histoire et donc sur leur rôle d&#8217;auteur, au détriment du travail d&#8217;acteur. C&#8217;est vrai qu&#8217;il est difficile de ressentir l&#8217;émotion surtout si on a pas eu l&#8217;habitude de les explorer. Alors pour nous rassurer, nous jouons nos personnages habituels mais à force, nous perdons l&#8217;excitation de l&#8217;inconnu et nous ne sommes plus surpris.</p>
<p>Cet article est donc pour ceux qui ont dû mal à jouer des émotions et qui voudraient aller plus loin. Plusieurs méthodes :</p>
<p>faire du théâtre &#8220;écrit&#8221;. Il est plus facile de s&#8217;accrocher à un texte pour explorer la nature humaine. Ainsi, inutile de se concentrer sur l&#8217;histoire, elle est faite. On a alors tout le temps de découvrir la panoplie des émotions et des caractères.</p>
<p>faire des improvisations sans 	histoires et concentrées sur l&#8217;émotion. Mais pour cela, il faut que les improvisations soient longues pour explorer le plus loin possible. Improviser aussi dans un véritable décor pour éviter le mime qui oblige à intellectualiser.</p>
<p>Ceux sont des pistes de travail mais il faut aussi en avoir envie.</p>
<p>Une autre chose que j&#8217;ai remarqué, c&#8217;est la reproduction hiérarchique. Dans une histoire, nous avons souvent affaire à un duo ou à un groupe. Se crée automatiquement des rapports humains et donc une hiérarchie. Les comédiens prennent également souvent des rôles qu&#8217;ils ont l&#8217;habitude de jouer sur scène (leader, suiveur) et parfois hors scène (observez-vous).</p>
<p>Il est vraiment important d&#8217;essayer de se placer à différentes échelles pour éviter de jouer toujours les mêmes rôles. Johnstone travaille beaucoup avec les <em>statuts</em>, qui transmettent cette idée de &#8220;rang&#8221; dans une improvisation. Malheureusement, je ne vais pas résumer les 30 pages du livre (Impro for Storytellers) sur ce sujet, mais si vous lisez l&#8217;anglais, n&#8217;hésitez pas&#8230;</p>
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		<title>La peur&#8230; Ce satané animal</title>
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		<pubDate>Mon, 06 Apr 2009 14:21:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cid</dc:creator>
				<category><![CDATA[enseignement]]></category>
		<category><![CDATA[technique]]></category>
		<category><![CDATA[théorie]]></category>
		<category><![CDATA[énergie]]></category>
		<category><![CDATA[idée]]></category>
		<category><![CDATA[Keith Johnstone]]></category>
		<category><![CDATA[peur]]></category>

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		<description><![CDATA[[eng] 
It&#8217;s amazing to see how fear influences our behavior on stage. Fear pushes us to do inadequate moves, makes us glance at ourselves, and drives us to say &#8220;No&#8221; to most proposals. Hence, a good idea would be to accept fear, to recognize it, use it and tame it.
[fra]
C’est incroyable ce que la peur [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=lecaucus.wordpress.com&blog=3315281&post=550&subd=lecaucus&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p><strong>[eng] </strong></p>
<p>It&#8217;s amazing to see how fear influences our behavior on stage. Fear pushes us to do inadequate moves, makes us glance at ourselves, and drives us to say &#8220;No&#8221; to most proposals. Hence, a good idea would be to accept fear, to recognize it, use it and tame it.</p>
<p><strong>[fra]</strong></p>
<p>C’est incroyable ce que la peur nous fait faire. Ses effets sont si multiples, si variés, qu’on ne reconnaît pas toujours que c’est la peur qui est derrière. Or tout l’enseignement des anglo-saxons repose là-dessus : faire tomber la peur. Pourquoi ?<img class="alignright size-medium wp-image-549" title="peur" src="http://lecaucus.files.wordpress.com/2009/04/peur.jpg?w=245&#038;h=300" alt="peur" width="245" height="300" /></p>
<p><strong>La peur fait dire non !</strong><br />
Notre instinct de conservation nous pousse à être méfiant et à ne pas tout accepter aveuglément. Dire « oui » à une proposition n’est donc pas une règle si facile à suivre. Cela suppose de perdre le contrôle la situation, de faire confiance à ce qui est proposé, voire imposé. En gros, à sauter dans le vide les yeux bandés</p>
<p><strong>La peur nous pousse à nous regarder :</strong><br />
Etre dans son personnage, c’est voir ce que son personnage voit, voir son but, son objectif, sa cible. Or, la peur coupe de la cible, et renvoie la cible sur nous : on se regarde jouer, on se regarde être mauvais, on se regarde ne pas avoir d’inspiration, d’idée, on se regarde bafouiller … Et plus on se regarde, plus on est mauvais !</p>
<p><strong>La peur nous fait bouger inutilement:</strong><br />
Regardez vos pieds qui trépignent sur place inutilement, vos mains qui se touchent ..Tous ces mouvements inutiles et parasites, c’est la peur encore ! Vous croyez qu’en faisant tous ces mouvements vous remplirez le vide devant vous ?…Rien du tout ! La peur est là, bien là, et plus vous vous débattrez, plus elle vous encerclera.</p>
<p><strong>Pas la peine de l’ignorer. Il faut admettre que la peur est là, en reconnaître les effets, s’en servir et la dompter. </strong>Pour cela :</p>
<p><strong>Servez vous de votre peur pour la transformer en énergie :</strong><br />
C’est une des grandes techniques du chant et du théâtre. La peur place la respiration au niveau de la poitrine (centre des émotions), faites donc descendre cette respiration dans le ventre (inspiration en gonflant le ventre, expiration en poussant l’air avec le ventre). Vous verrez, l’effet de détente est immédiat. Puis, enracinez vous dans le sol : les deux pieds bien plantés, votre corps bien équilibré sur vos deux jambes, imaginez que l’énergie vient du sol, et qu’elle remonte à vous par vos pieds et vos jambes. Vous verrez qu’en prenant cette habitude, vos gestes seront canalisés, votre jeu plus posé. Et dites vous que plus la peur est grande, plus il faut la transformer en une belle énergie qui remontera par vos pieds.</p>
<p><strong>Dites vous que les idées qui vous viennent ne vous appartiennent pas.</strong><br />
Johnstone préconise d’imaginer qu’une espèce de force supérieure, qu’on pourrait traduire par « Le grand esprit », nous donne toutes les idées, ou ne nous en donne aucune. Mais il faut veiller à ne pas contrarier le grand-esprit, ne triez pas ses idées en disant qu’elles sont bonnes ou mauvaises, ne les forcez pas non plus, laissez les venir….Car si vous ne vous pliez pas au grand-esprit, vous déclenchez sa colère, et n’aurez que des idées compliquées, farfelues ou pas d’idées du tout…. Non chers amis, vous n’êtes pas dans une secte, c’est juste une technique pour faire tomber la peur, libérer les inconscients, et favoriser  les connexions entre joueurs.</p>
<p><strong>Oubliez les règles :</strong><br />
Les règles sont là pour être travaillées en atelier. Sur scène, elles sont intégrées, plus ou moins peut-être, mais elles sont intégrées. Donc avant d’entrer sur scène, pas la peine de sortir la petite fiche bristol avec la liste de ce qu’il faut faire ou ne pas faire (oui, je sais, vous n’êtes pas idiots à ce point, mais disons qu’on a tous été tentés de se refaire une liste dans sa tête à 10 minutes d’un début de spectacle). C’est là où il ne faut pas se méprendre sur les règles du match, elles sont là pour servir un concept, elles n’apprennent pas comment improviser. Si vous entrez sur la patinoire, en vous disant qu’il ne faut pas faire de rudesse, de cabotinage, de refus de personnage, etc…. Autant revenir directement dans les loges. Un joueur qui entre sur scène en ayant toutes les pénalités à éviter en tête, ressemble à un funambule qui regarde dans le vide lorsqu’il est sur son fil. Pour tenir l’équilibre, il faut regarder loin devant soi : foncer dans toutes les idées qu’on nous propose et ne pas regarder sur les côtés.</p>
<p><strong>Ma petite recette à moi….</strong><br />
Enfin, ma petite recette à moi que je mets en pratique à chaque fois que la pression monte trop avant un spectacle : je m’imagine ayant terminé le spectacle en ayant fait une prestation des plus minables. Je l’accepte en me disant que finalement, ce n’est qu’un spectacle, c’est bon pour mon orgueil, et ça ne sera pas une raison pour abandonner l’impro… Puis, partant de là, acceptant d’être mauvais, je me dis qu’après tout, je n’ai plus qu’à m’amuser…</p>
<p><em>NB: Peinture: &#8220;Le Cri&#8221; de Edward Munch</em></p>
Posted in enseignement, technique, théorie Tagged: énergie, idée, Keith Johnstone, peur <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/lecaucus.wordpress.com/550/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/lecaucus.wordpress.com/550/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/lecaucus.wordpress.com/550/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/lecaucus.wordpress.com/550/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/lecaucus.wordpress.com/550/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/lecaucus.wordpress.com/550/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/lecaucus.wordpress.com/550/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/lecaucus.wordpress.com/550/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/lecaucus.wordpress.com/550/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/lecaucus.wordpress.com/550/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=lecaucus.wordpress.com&blog=3315281&post=550&subd=lecaucus&ref=&feed=1" /></div>]]></content:encoded>
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		<title>Comment devenir drôle, épisode 1</title>
		<link>http://lecaucus.wordpress.com/2009/03/30/comment-devenir-drole/</link>
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		<pubDate>Mon, 30 Mar 2009 14:05:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>finpoil</dc:creator>
				<category><![CDATA[enseignement]]></category>
		<category><![CDATA[théorie]]></category>
		<category><![CDATA[gag]]></category>
		<category><![CDATA[spectacle]]></category>

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		<description><![CDATA[[eng]
As you learn to read music to help you with rhythm, you can certainly learn humor to help you with comic timing.
[fra]
Je perds la trace des choses, ces temps-ci.
Je me rappelle d&#8217;un billet de Jill Bernard, je crois (un bisou offert à l&#8217;internaute qui le retrouvera) qui recommandait aux improvisateurs de s&#8217;inspirer des grands modèles [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=lecaucus.wordpress.com&blog=3315281&post=545&subd=lecaucus&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p><strong>[</strong><strong>eng]</strong></p>
<p>As you learn to read <strong>music </strong>to help you with <em>rhythm</em>, you can certainly learn <strong>humor </strong>to help you with <em>comic timing</em>.</p>
<p><strong>[</strong><strong>fra]</strong></p>
<p>Je perds la trace des choses, ces temps-ci.</p>
<p>Je me rappelle d&#8217;un billet de Jill Bernard, je crois (un bisou offert à l&#8217;internaute qui le retrouvera) qui recommandait aux improvisateurs de s&#8217;inspirer des grands modèles comiques pour étoffer sa culture, mais aussi pour tâcher de se renouveler; Charlie Chaplin, Buster Keaton, Peter Sellers, Jacques Tati, les Monty Pythons et bien d&#8217;autres se retrouvaient dans sa liste de recommandations (et bientôt sur ma liste de courses) (et plus tard, sur l&#8217;étagère de mon salon).</p>
<p>D&#8217;un autre côté, on parle souvent de l&#8217;humour comme d&#8217;un don, du genre <em>il est très comique, il est fait pour l&#8217;humour</em>. Étant moi-même violemment anti-innéiste (c&#8217;est moche comme mot, mais ça veut dire que je déteste les gens qui mettent tout sur le dos du talent), je me bats pour l&#8217;idée qu&#8217;on peut tout à fait <strong>apprendre </strong>à être drôle (pour les dylsexiques qui me lisent, je précise que je ne suis pas du tout anti-sioniste, loin de là).</p>
<p>On parle bien de <em>timing comique</em>, donc je suppose qu&#8217;on peut en apprendre le solfège.</p>
<p>On parle bien de <em>comique de répétition, </em>donc je suppose qu&#8217;on peut en apprendre les règles.</p>
<p>Et enfin, les grands comiques reconnaissent toujours leurs influences, et je pars donc du principe qu&#8217;on peut s&#8217;influencer soi-même avec du bon contenu. Le conseil de Jill Bernard (qui est devenu le mien), c&#8217;était: &#8220;Gavez-vous de tout ce qui vous fait rire, digérez tout ça, et ça vous inspirera par la suite!&#8221; Après, en cherchant plus loin, on peut tout de même chercher à comprendre comment les <em>gags</em> fonctionnent de l&#8217;intérieur. En gros, disons qu&#8217;on a généralement une situation <em>non-sérieuse</em> (absurde, ridicule, comique) prise <em>au sérieux</em> par ses protagonistes. Johstone, de son côté, pense qu&#8217;il y a toujours un changement de statut impliqué, violent et toujours vers le bas. Freud pour sa part estime que l&#8217;humour nous projette subitement au-delà de notre condition humaine, pour nous montrer l&#8217;absurde de notre condition. Enfin, Bergson pense qu&#8217;on a toujours affaire à une mécanique absurde plaquée sur du vivant.</p>
<p>En cadeau aujourd&#8217;hui, puisque je traiterais ce sujet plus en détails ces prochaines semaines, une vidéo merveilleuse qui m&#8217;avait inspirée l&#8217;exercice dont parlait <a href="http://lecaucus.wordpress.com/2009/02/23/ce-qui-se-passe-a-bruxelles-reste-a-bruxelles/#comment-228">Ian ici</a>:</p>
<p style="text-align:center;"><span style="text-align:center; display: block;"><a href="http://lecaucus.wordpress.com/2009/03/30/comment-devenir-drole/"><img src="http://img.youtube.com/vi/OGFz9gt0-Fc/2.jpg" alt="" /></a></span></p>
Posted in enseignement, théorie Tagged: gag, spectacle <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/lecaucus.wordpress.com/545/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/lecaucus.wordpress.com/545/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/lecaucus.wordpress.com/545/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/lecaucus.wordpress.com/545/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/lecaucus.wordpress.com/545/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/lecaucus.wordpress.com/545/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/lecaucus.wordpress.com/545/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/lecaucus.wordpress.com/545/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/lecaucus.wordpress.com/545/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/lecaucus.wordpress.com/545/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=lecaucus.wordpress.com&blog=3315281&post=545&subd=lecaucus&ref=&feed=1" /></div>]]></content:encoded>
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